Travaux forestiers aux abords du parcours Vita

Travaux forestiers aux abords du parcours Vita

le 21/02/2019

Des soins culturaux pour une valorisation de la forêt

Depuis une cinquantaine d’années, le massif forestier aux abords du parcours de santé, n’a plus connu de soins culturaux. La Ville d’Altkirch en partenariat avec l’ONF (Office National des Forêts) va entreprendre, à partir du lundi 25 février 2019, des travaux de sécurisation et d’amélioration du peuplement forestier dans le Burgerwald.

Une partie du massif forestier altkirchois, s’étendant sur 25 hectares aux abords du parcours de santé, n’a plus connu de soins culturaux depuis une cinquantaine d’année. Depuis que cette zone avait été pressentie pour l’implantation d’un lycée agricole, projet qui n’a finalement pas abouti. La Ville a décidé en 2018 de confier à nouveau la gestion forestière de ces 25 ha à l’ONF, pour l’entretien, la sécurisation et la valorisation de cette forêt.

Une première intervention est donc programmée cette année sur la partie la plus en attente, soit environ 6 ha à droite du chemin allant du stand de tir en direction de Hirsingue.

Des travaux intégralement financés par la vente des bois récoltés,

un volume estimé à 300 m3.

Une récolte des arbres malades et fragilisés



L’ONF aura pour rôle principal de récolter les frênes atteints de Chalarose mais aussi d’autres arbres fragilisés, d’essences sensibles au pourrissement ou au renversement que sont les saules, acacias, bouleaux, châtaigniers, et quelques hêtres et érables quand ils concurrencent les chênes, sous-représentés. 

La Chalarose, une épidémie végétale



La chalarose est une épidémie végétale causée par un champignon microscopique nommé Chalara Fraxinea. Celui-ci est originaire d’Asie et inféodé au frêne. Cette maladie émergente progresse à travers toute l’Europe depuis sont arrivée dans un port Polonais au début des années 2000. Ce champignon attaque des frênes de tous les âges et a été détecté dans toutes les parties possibles de l’arbre malade, au niveau des nécroses ou des pourritures. La rapidité de progression de la maladie et son mode de dispersion ne permettent pas d’envisager des mesures d’éradication.

Des habitats pour la biodiveristé

Un maillage d’arbres morts, sénescents, creux ou remarquables sera conservé afin de maintenir et de favoriser la biodiversité. Ces arbres sont des réservoirs de vie pour tout un cortège d’insectes, de champignons, d’invertébrés, de petits rongeurs, d’oiseaux bûcheurs, etc.

Une fois les travaux effectués, cette partie du massif forestier offrira un espace sécurisé pour les courses d’orientation pratiquées par les scolaires, ainsi qu’un nouveau sentier de promenade du club vosgien en direction d’Hirsingue.